mardi 30 juin 2009

Les enjeux à venir d'internet et des NTIC

Il y a quelques jours, je suis allé aux rencontres INRIA industrie dont le sujet cette année était "les enjeux de l'internet du futur". Ce fût l'occasion de se projeter dans l'avenir de l'utilisation des technologies chez soi.

Quelques lieux communs et quelques nouveautés nous furent présentées. En vrac, voici globalement les enseignements et informations à tirer de cette journée fort intéressante :

  • Internet va sortir de plus en plus des ordinateurs pour investir notre environnement naturel : TV & mobiles mais pas uniquement ! On va voir l'apparition également d'objets intelligents apportant une communication ambiante.
    Un projet INRIA travaille d'ailleurs sur le sujet en testant des objets personnels communicants à usage unique avec une philosophie claire : Simple, Tangible & Flexible. Ainsi, l'objectif est d'insérer dans notre cadre de vie des interfaces de communication one 2 one apportant une présence virtuelle de notre entourage proche.
  • Les technologies vont être de plus en plus ambiantes et des applications commerciales vont voir rapidement le jour. La vente sans distance (VSD) va se développer en exploitant à fond la géolocalisation, les communications "Machine to Machine" (M2M) et des terminaux simplifiés.
    Il faudra cependant veiller à apporter un véritable service et ne pas être trop intrusif dans la vie privée des utilisateurs.
  • La 3D est dans tous les esprits. Le web sera 3D ou ne sera pas. On le voit apparaitre dans nos mobiles, dans nos navigateurs internet, avec une simplicité d'utilisation et une qualité sensiblement croissante. On pourra y entrevoir de nouveaux usages et de nouvelles interactions homme-machine.
    Le secteur est cependant encore en attente de l'émergence d'un vrai standard reconnu et ouvert. Les initiatives parallèles du W3C, du projet Kronos et Google avec son O3D vont dans ce sens.
  • Les technologies Peer 2 Peer vont de plus en plus sortir de leur image de canal de diffusion illégale pour devenir une vraie alternative aux architectures techniques centralisées telles qu'on les connait. Skype a ouvert la voie.
    Le but est de fournir des systèmes tenant beaucoup mieux la charge, moins couteux et plus fiables (il n'y a plus de serveur, tout le monde est serveur). Un des principaux problèmes non encore solutionné sur cette approche est la synchronisation de ces données : comment répercuter une modification sur une données sur l'ensemble des points où elle est stockée ?
  • On va probablement assister rapidement à la fin du tout gratuit. Le gratuit fait aujourd'hui peur, à la fois aux utilisateurs et aux annonceurs. On peut voir que tous les grands portails ont entamé aujourd'hui une quête de rentabilité. La montée en qualité des services offerts, la sécurisation, la fiabilité vont justifier des modèles payants et par le même phénomène une épuration des services offerts sur la toile.
Vous l'aurez compris, d'après la plupart des conférenciers, les principaux enjeux des années à venir seront de trouver de nouvelles interactions homme-machine et trouver des standards pour le développement de ces nouveaux usages des technologies.

Le nombre de devices par habitant étant multiplié par 2 tous les 3 ans, de nombreuses places seront à prendre, de manière très proche de nos clients. A chacun de s'avoir observer ces initiatives et d'y trouver des usages dans son propre business.

mercredi 17 juin 2009

Les indicateurs clés de performances des sites web

J'ai assisté ce soir au deuxième mercredi des Web Analytics à Lille. Voici un rapide compte rendu sur ce qu'il y a pu y être évoqué.


Analyse de la performance Web


Les Web Analytics sont l'ensemble des outils et techniques permettant d'assurer le suivi des performances techniques et commerciales d'un site Internet.

Une des principales disciplines des web analytics consiste à mettre en place des tableaux de bord de pilotage et d'aide à la décision constitués d'indicateurs clés de performance (KPI).

Les indicateurs clés de performance : les KPIs

  • Un KPI n'est pas un chiffre brut, il s'agit plutôt d'un chiffre mis en contexte (quotien/ration, pourcentage).
  • Il ne doit y avoir qu'un nombre restreint d'indicateurs pour permettre leur bonne communication, adaptés selon la cible de la communication
  • Les indicateurs doivent être communiqués en push.
  • A chaque objectif métier du site internet doit correspondre un indicateur. Ex :
    • SEO –> Search Engine Ratio (voir la définition plus bas)
    • Vente de produits –> Taux de conversion

Un indicateur clé doit être SMART

  • SPECIFIC : clair & simple à comprendre
  • MEASURABLE : on doit pouvoir le mesurer facilement et avec fiabilité (non contestable)
  • ACHIEVABLE : on doit pouvoir agir dessus et les objectifs doivent pouvoir être atteints
  • RELEVANT : pertinent et intéressant pour le métier
  • TIME PHASED : indexable dans le temps, le chiffre brut n'est pas intéressant sans une mise en contexte et une évolution

Les indicateurs doivent être réévalués au fur et à mesure pour coller à l'évolution de l'entreprise et du marché.

Pour rendre les indicateurs plus simples, il peut être intéressant de mettre en place des fiches didactiquesavec les informations suivantes, permettant de rendre la compréhension accessible à quiconque

  • la définition
  • la formule de calcul
  • les seuils d'alerte (plafond et plancher)
  • les actions possibles pour faire varier cet indicateur
  • un responsable (avec son rôle dans l'entreprise)

Tableaux de bord

Un tableau de bord est un outil précieux d'aide à la décision. Il est l'aggrégation d'un ensemble de KPIs adaptée à la cible à laquelle il est destiné. Plus la cible est de type top-management, plus les indicateurs seront macros et orientés métier. On pourra à l'inverse envisager des indicateurs plus précis lorsqu'on communiquera auprès de populations plus opérationnelles (techniques ou marketing)

Quelques conseils :

  • Monétiser les indicateurs permet de les rendre plus compréhensibles des décideurs.
  • Il est préférable de fournir les tableaux de bord sous la forme d'un tableau Excel plus exploitable qu'un PDF par exemple
  • Un accès à l'interface d'un outil d'analytics ne suffit pas !!

Actions

Il ne faut pas vouloir tout résoudre en même temps. L'amélioration continue (par exemple, en suivant la méthodologie Kaisen) semble un bon parti pris. Le pragmatisme est ainsi de rigueur.

Une progression forte mais ponctuelle est à proscrire car elle ne s'inscrit pas dans un process global d'entreprise et ne garantit pas la pérennité de la démarche.

Des challenges inter entreprises sur des objectifs à atteindre peuvent être un bon levier pour soulever les freins à l'adoption des Web Analytics. Ces freins sont principalement liés au temps disponible nécessaire pour lancer la démarche.

Exemples de KPIs

  • Le taux de nouveaux visiteurs et de nouveaux clients (avec la représentativité en CA)
  • Le taux d'utilisation du moteur de recherche interne
  • Search Engine Ratio : % du trafic venant d'un moteur de recherche
  • Coût moyen par acquisition

Outils

Tous les outils (gratuits ou payants) fournissent le même type d'information (ou le fourniront à terme), la principale différence se fera sur le traitement et l'analyse que nous pourrons faire sur ces données.

Tous les outils (ou presque) fournissent d'ailleurs des API (connecteurs) pour interroger de manière automatique leurs données. Cette fonctionnalité est très utile pour générer des tableaux de bords adaptés aux besoins métier et aux process d'entreprise.

Ressources

mercredi 10 juin 2009

Les plates-formes sociales sont des hébergeurs

Où comment utiliser du contenu hébergé par les autres ?

Lors d'une conférence récente menée entre autres par Michelle Blanc et Claude Malaison autour du Web 2.0 en entreprise, je me suis souvenu qu'il existe une multitude de services permettant d'héberger des données sur Internet : contenu, photos, vidéos, avis consommateurs...

Les conférenciers nous rappelaient qu'il était intéressant pour une marque d'être présent sur les principales d'entre elles pour pouvoir bénéficier de ces carrefours d'audience. Outre l'aspect massivement viral qui est souvent traité sur la blogosphère (exemple sur Facebook), il y a également un enjeu à la fois économique et de présence sur la toile.

Des économies d'infrastructure en perspective
Tout d'abord, sur l'aspect économique, cela concerne notamment les photos et vidéos. Des plates-formes telles que Flickr ou YouTube hébergent gratuitement vos contenus. Pourquoi donc mettre en place une infrastructure chez vous si ces sites vous le proposent ?

Dispersez vous !!
Cette manière d'héberger ses contenus permet également d'atteindre les internautes de multiples façons. En se dispersant ainsi, on touche une cible plus large et on renforce sensiblement sa présence sur Internet de manière gratuite.

Ce type de déploiement permet également d'améliorer son maillage sur Internet et d'augmenter son référencement naturel. On parle notamment de plus en plus de référencement de contenu multimédia : ces plates-formes sont en pointe sur le sujet et seront les mieux placées pour être les mieux référencées.

Pour illustrer mes propos, vous pourrez voir ci-dessous une illustration de ce que pourrait être un site internet de e-commerce suivant cette logique.



Il demeure quand même la question de l'administration centralisée de ces données et de la propriété des données qu'on publie sur ces plates-formes. Il semble qu'il y ait des contraintes juridiques certaines ; cependant, le gain peut en valoir largement le coup